Macrominus, le pantin de la discorde

Entresort satirique fantastique

Format table-à-table – 20 minutes – Public adulte


Le spectacle

Une valise est déposée au milieu des convives. Elle semble déplacée, presque inquiétante, comme un objet égaré sorti d’un vieux film d’horreur. Elle évoque ces histoires que l’on se racontait enfant, quelque part entre Fais-moi peur, un grenier interdit et ces pantins de ventriloque que l’on préfère voir rester immobiles. On prévient qu’il ne faudrait pas l’ouvrir. C’est précisément pour cela qu’on l’ouvre.

Une valise abandonnée au milieu des convives, un objet qu’on jurerait sorti d’un vieux film d’horreur, quelque part entre Fais-moi peur, un grenier interdit et ces pantins de ventriloque qu’on préfère voir rester immobiles. On dit qu’il ne faut surtout pas l’ouvrir. Évidemment, on l’ouvre quand même. Et Macrominus surgit. Le Grand Optimisateur, Patron Suprême, Banquier Mystique, Mozart du déficit. Il parle croissance comme d’autres parlent d’amour, remet la table au travail, évalue votre rentabilité personnelle, soupçonne votre dessert de déficit structurel et propose, avec un calme implacable, de rationaliser votre joie. Son discours frôle des phrases que l’on croit connaître sans jamais les citer tout à fait ; une fois à votre table, il improvise, provoque, calcule, séduit et attaque avec un sérieux terrifiant. On rit, puis on rit plus fort, puis l’on commence à se demander s’il ne faudrait pas le refermer très vite. C’est grinçant, fantastique, délicieusement excessif, et lorsque quelqu’un finit par murmurer « Mais pourquoi est-il aussi méchant ? », on comprend qu’il est urgent de le renvoyer dans sa boîte… jusqu’à la prochaine table.

Intentions artistiques

Avec Macrominus, la marionnette renoue avec sa vocation première : celle de la satire populaire. Depuis Guignol frappant les notables jusqu’aux figures de cabaret ridiculisant les dominants, le théâtre de marionnettes a toujours offert un espace où l’on peut rire des puissants sans demander la permission.

Macrominus s’inscrit dans cette lignée. Il incarne le pouvoir lorsqu’il se prend trop au sérieux, lorsqu’il parle chiffres comme d’une morale, lorsqu’il transforme la vie en tableau Excel et la joie en variable d’ajustement. Il pousse cette logique jusqu’à l’absurde, jusqu’au vertige, jusqu’au grotesque. Et c’est précisément là que le rire surgit.

Se moquer des puissants n’est pas un excès, c’est une respiration. C’est rappeler que toute autorité peut être réduite à la taille d’un pantin, que toute posture peut être exagérée jusqu’à révéler sa fragilité. La marionnette permet cela : elle grossit les traits, déforme les certitudes, met en lumière les mécanismes de domination en les transformant en farce.

Macrominus n’est pas un individu, c’est une figure. Une incarnation caricaturale du pouvoir qui s’emballe. En le faisant surgir d’une valise pour mieux l’y renvoyer, le spectacle accomplit un geste simple et jubilatoire : ramener l’autorité à l’échelle du jeu, du bois et du chiffon.

Format & conditions techniques

Artiste : 1 marionnettiste
Durée : 15 à 20 minutes par intervention
Nombre de passages : jusqu’à 3 sets par soirée (adaptable selon événement)
Dispositif : spectacle en proximité, joué à table
Public : adulte / adolescents avertis
Autonomie technique : totale

Macrominus est conçu comme un entresort modulable. Le spectacle se joue directement au contact du public, à hauteur de regard, sans scène ni installation lourde. La valise devient l’espace scénique. La table devient le plateau. Chaque intervention est autonome et peut être répétée plusieurs fois au cours d’une même soirée.

Le format idéal comprend trois passages de 15 à 20 minutes, permettant de circuler entre différentes tables ou espaces d’un même lieu. Chaque set conserve la structure dramaturgique (apparition, emballement, débordement, enfermement) tout en laissant une large place à l’improvisation.

L’écriture est précise, mais le jeu s’adapte aux convives, à l’ambiance, au lieu. Macrominus interagit directement avec les spectateurs, rebondit sur leurs réactions, personnalise ses attaques avec finesse et transforme chaque représentation en moment unique.

Le spectacle est léger, mobile et peut se jouer dans tous types d’espaces : cabarets, bars culturels, restaurants, festivals, événements privés, soirées institutionnelles, lieux patrimoniaux, salles polyvalentes, espaces non dédiés au spectacle vivant. Aucun besoin technique spécifique en dehors d’un espace de circulation et d’un public consentant à l’intrusion.

La proximité est au cœur du dispositif. Le contact public est direct mais maîtrisé, jamais agressif, toujours ludique. La tension repose sur la présence du pantin et sur le décalage entre son autorité démesurée et sa condition de marionnette.


Conditions d’accueil

• 1 artiste
• Durée totale modulable selon événement
• Installation rapide
• Autonome en son et lumière (possibilité d’adaptation selon lieu)
• Espace de stockage sécurisé pour la valise entre les passages


Pour les programmateurs

Macrominus fonctionne particulièrement bien dans les contextes festifs ou conviviaux où le public est déjà installé : dîners-spectacles, soirées thématiques, festivals off, événements culturels ou institutionnels souhaitant intégrer une forme courte, incisive et immersive.

C’est une proposition à forte personnalité, qui crée du souvenir, déclenche la discussion et s’intègre facilement dans une programmation existante.