Deux fois « Petit coup de cœur » au salon Fous d’Histoire de Compiègne.
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Et si les monstres avaient encore quelque chose à nous raconter ?
Au détour des chemins creux, dans les fermes isolées, au bord des fontaines ou à la lisière des forêts, la Bretagne a longtemps vécu parmi les créatures de ses légendes.
Korrigans, lavandières de nuit, revenants, fées, Bugul Noz et autres habitants de l’invisible peuplaient les récits transmis de génération en génération.
Depuis quinze ans, la Compagnie Coppelius explore cet imaginaire populaire pour lui redonner corps à travers le conte, les marionnettes, le théâtre d’ombres et le théâtre de papier.
Au cœur de cet univers, un personnage singulier : le pilhaouer, chiffonnier-colporteur qui parcourt la Bretagne avec sa malle, ses chiffons et ses histoires.
De ses voyages sont nés un spectacle à tiroirs, une collection de livres, une exposition de curiosités et un campement immersif où le monde paysan rencontre celui du merveilleux.
Le pilhaouer, marchand d’histoires
Autrefois, les pilhaouerioù parcouraient les campagnes bretonnes à la recherche de chiffons, de peaux, de vieux objets et de marchandises à troquer.
Colporteurs, chiffonniers et voyageurs infatigables, ils allaient de ferme en ferme, d’auberge en auberge, franchissant les frontières invisibles qui séparaient les villages et les communautés.
Ils faisaient aussi circuler les nouvelles, les chansons et les histoires.
C’est à l’un de ces personnages que la Compagnie Coppelius donne la parole.
Avec son costume usé, ses poches pleines de curiosités et ses malles chargées de souvenirs, notre pilhaouer semble avoir traversé les siècles.
Il connaît les secrets des fontaines, les mauvaises rencontres des voyageurs nocturnes, les ruses des korrigans et les noms de ceux qu’il vaut mieux ne pas appeler après le coucher du soleil.
Mais faut-il croire tout ce qu’il raconte ?
Un spectacle à tiroirs, construit avec le public
Le pilhaouer ouvre sa malle.
À l’intérieur, une fiole, un vieux livre, une poupée, un couteau, un chiffon, quelques ossements ou une peau étrange. Chaque objet possède son histoire, mais toutes ne seront pas racontées.
Ce sont les spectateurs qui choisissent les objets et, avec eux, les chemins que prendra le récit.
Le conteur improvise alors son itinéraire parmi une vingtaine d’histoires puisées dans le légendaire breton. Une représentation ne ressemble jamais tout à fait à la précédente.
Selon l’âge du public, ses réactions, ses questions ou son envie de frissonner, le spectacle peut se faire drôle, inquiétant, tendre ou mystérieux.
Cette liberté de jeu retrouve quelque chose des anciennes veillées, lorsque le conteur observait son auditoire et choisissait ses histoires à mesure que la nuit avançait.
Ici, les spectateurs ne se contentent pas d’écouter : ils participent à la naissance du récit.
Un théâtre de matières, d’ombres et de créatures
Pour faire surgir les créatures de ses histoires, le pilhaouer utilise tout ce qu’il transporte avec lui.
Une silhouette découpée devient un revenant. Une marionnette surgit d’un ballot de chiffons. Un petit théâtre de papier révèle une maison abandonnée, une lande désolée ou une forêt peuplée de présences inquiétantes.
Le spectacle associe trois disciplines :
- Le théâtre d’ombres, qui donne forme aux apparitions, aux paysages nocturnes et aux êtres insaisissables.
- La marionnette, qui rend les monstres présents, presque tangibles, et permet leur rencontre avec le conteur.
- Le théâtre de papier, qui transforme les images et les gravures en petits univers animés.
La manipulation se fait à vue, dans une esthétique volontairement artisanale, inspirée des théâtres ambulants, des montreurs d’images et des cabinets de curiosités.
Loin d’une reconstitution figée du folklore, Monstres & Merveilles cherche à retrouver ce qui rendait ces histoires nécessaires : leur manière de parler de la peur, de la pauvreté, de l’enfance, de la mort, des injustices et de notre rapport au monde vivant.
Derrière les monstres se cachent souvent des histoires profondément humaines.
Les Enfants de la Nuit : les carnets retrouvés du pilhaouer
L’univers de Monstres & Merveilles se prolonge désormais dans une collection littéraire publiée aux Éditions Coppelius.
Le premier volume, Les Enfants de la Nuit, écrit par Grégory Foucher et préfacé par Pierre Dubois, reprend le personnage du pilhaouer et ses mystérieux carnets de voyage.
Tout commence dans le grenier d’une maison de Lamballe, où une vieille malle abandonnée révèle les papiers d’un colporteur breton : livres de comptes, cartes, notes, dessins et récits recueillis au hasard des routes.
Derrière les transactions ordinaires d’un chiffonnier se dessine une tout autre entreprise : consigner les croyances, les apparitions et les histoires de celles et ceux que l’Histoire a souvent oubliés.
Ce premier volume rassemble trois récits où l’enfance occupe une place centrale. Des enfants perdus, abandonnés ou sacrifiés y rencontrent les êtres qui peuplent les marges du monde des vivants.
Entre conte fantastique, mémoire populaire et littérature noire, les carnets du pilhaouer interrogent les origines humaines de nos monstres.
Préfacé par Pierre Dubois, écrivain et elficologue, Les Enfants de la Nuit ouvre une collection consacrée aux imaginaires des territoires et aux figures oubliées du merveilleux populaire.
Les Enfants de la Nuit
Monstres et Merveilles, tome I
Auteur : Grégory Foucher
Préface : Pierre Dubois
Éditeur : Éditions Coppelius
Format : 10,5 × 14,8 cm
Prix public : 15 €
Le campement : entrer dans le monde du pilhaouer
L’univers de Monstres & Merveilles ne s’arrête pas aux limites de la scène.
Pour les festivals, les manifestations patrimoniales et les événements familiaux, la compagnie propose un campement immersif inspiré du monde rural et itinérant des colporteurs.
Autour d’une tente de toile se déploie un ensemble de malles, de livres, de petits théâtres, d’objets anciens, de plantes et de curiosités.
Les visiteurs peuvent y découvrir les accessoires du spectacle, observer les traces laissées par les créatures légendaires, feuilleter les ouvrages de la collection et pénétrer dans un univers où se confondent enquête ethnographique et invention fantastique.
Conçu comme un espace vivant plutôt que comme une exposition traditionnelle, le campement favorise les échanges, les rencontres et la transmission des récits.
Selon les manifestations, il peut accueillir des lectures, des démonstrations de marionnettes, des ateliers de création ou une ferme pédagogique.
Bergamote, sorcière des chemins et des talus
Dans ce petit monde de colporteurs et de créatures, on rencontre aussi Bergamote, paysanne herboriste, devineresse et voueuse.
Bergamote connaît les plantes qui poussent au bord des chemins, les simples que l’on conservait dans les armoires, les remèdes de grand-mère et les vieilles superstitions des campagnes.
Elle sait observer le temps, reconnaître les herbes, écouter les bêtes et déchiffrer les signes que les autres ont cessé de regarder.
À travers ce personnage, la compagnie s’intéresse à une autre facette du merveilleux populaire : celle des guérisseuses, des rebouteuses, des savoirs paysans et des pratiques transmises oralement.
Bergamote invite petits et grands à redécouvrir les plantes ordinaires et les croyances qui les entourent, sans confondre les usages traditionnels, l’imaginaire et les connaissances scientifiques.
Le jardin de Bergamote
Autour de quelques plantes des jardins et des talus, les visiteurs découvrent leurs odeurs, leurs formes, leurs usages anciens et les légendes qui leur sont associées.
Plantain, menthe, thym, mélisse, souci ou lavande deviennent les ingrédients d’un atelier où l’observation botanique rencontre l’invention.
Les enfants peuvent réaliser un carnet de plantes, dessiner une herbe imaginaire, confectionner un sachet odorant ou inventer la recette d’une potion fantastique.
Une approche sensible et ludique du monde végétal, entre savoirs populaires, conte et création artistique.
Les ateliers : fabriquer, raconter, imaginer
Le campement peut accueillir plusieurs ateliers de pratique artistique et de découverte, adaptés à l’âge des participants et au contexte de la manifestation.
Fabrique ton monstre
À partir de matériaux simples, les enfants imaginent leur propre créature légendaire : son apparence, ses habitudes, son territoire et les histoires que l’on raconte à son sujet.
Initiation au théâtre d’ombres
Dessiner, découper, articuler puis manipuler une silhouette pour lui donner vie derrière un écran.
Fabrique ta marionnette
Découvrir les principes de construction et de manipulation d’une marionnette simple, puis inventer une courte scène.
Les potions de Bergamote
Observer et sentir les plantes, découvrir quelques traditions qui leur sont associées et composer une recette entièrement imaginaire.
Le cabinet du pilhaouer
À partir d’objets mystérieux, imaginer leur origine et construire collectivement un conte ou un petit bestiaire illustré.
Les ateliers peuvent être proposés indépendamment ou en complément d’une représentation.
Une ferme entre animaux et légendes
En partenariat avec Le Théâtre des Utopies, le campement peut également accueillir une ferme pédagogique vivante.
Poneys, chèvres, lapins, cochons d’Inde, poules et oies prennent alors place auprès des malles, des livres et des théâtres de marionnettes.
Cette présence animale fait écho au monde rural dont sont issus les récits du spectacle.
Dans les croyances populaires, les animaux occupent une place singulière. Ils annoncent les dangers, pressentent l’invisible, protègent les maisons ou deviennent eux-mêmes les protagonistes d’histoires merveilleuses.
Les bêtes ordinaires des fermes rejoignent ainsi le bestiaire fantastique des campagnes bretonnes.
Le campement devient un lieu de découverte et de rencontre, où se côtoient animaux réels, créatures imaginaires, histoire paysanne et traditions orales.
Cette formule est proposée sous réserve des conditions d’accueil, de la sécurité du site, de la météo et des exigences liées au bien-être animal.
Trois formules pour accueillir Monstres & Merveilles
1. Le spectacle vivant
Une représentation autonome de conte et de marionnettes, associant théâtre d’ombres, théâtre de papier et manipulation à vue.
Le pilhaouer ouvre sa malle et invite les spectateurs à choisir les histoires qu’ils souhaitent découvrir.
- Durée : 45 minutes à 1 heure
- Public : tout public, à partir de 6 ans
- Équipe : 1 comédien-marionnettiste
- Espace minimum : 4 × 4 m
- Autonomie technique possible
2. Le spectacle et son campement immersif
La représentation s’accompagne d’une installation présentant l’univers du pilhaouer : tente, malles, objets, livres, cabinet de curiosités et éléments d’exposition.
Cette formule permet de prolonger la rencontre avec les spectateurs et d’organiser, selon les besoins, des ateliers ou des temps de médiation.
Particulièrement adaptée aux festivals, événements patrimoniaux, médiathèques et manifestations familiales.
3. Le campement et sa ferme pédagogique
Une installation immersive de plus grande ampleur, associant les décors et les curiosités du spectacle à une ferme pédagogique vivante.
Animaux, plantes, créations artistiques et récits du légendaire breton composent un espace de découverte accessible aux familles.
Campement réalisé en partenariat avec Le Théâtre des Utopies.
Fiche technique
Spectacle
| Durée | 45 min à 1 h |
| Public | Tout public, dès 6 ans |
| Équipe | 1 comédien-marionnettiste |
| Jauge conseillée | Jusqu’à 150 personnes en autonomie |
| Espace minimum | 4 × 4 m |
| Hauteur minimum | 2,20 m |
| Montage | Environ 45 min |
| Démontage | Environ 1 h |
| Son et lumière | Autonomie possible |
| Lieux | Intérieur et extérieur adapté, à l’abri des intempéries |
Une jauge supérieure peut être envisagée selon les conditions techniques et la configuration du lieu.
Campement
| Tente | 4 × 4 m |
| Espace conseillé | Environ 12 × 8 m |
| Installation | Espace plat et accessible |
| Équipement | Tables et supports selon exposition |
| Accès | Véhicule pour chargement et déchargement |
| Électricité | 230 V si nécessaire |
Ferme pédagogique
L’accueil des animaux nécessite :
- Un espace extérieur plat et sécurisé
- Un point d’eau à proximité
- Une zone d’ombre ou possibilité d’ombrage
- Un accès véhicule pour l’installation des enclos
- Du foin propre et sec, environ deux à trois petites bottes par jour
Les conditions précises sont définies avec l’organisateur et Le Théâtre des Utopies.
Accueillir Monstres & Merveilles
Vous souhaitez programmer le spectacle, organiser un atelier ou accueillir le campement lors d’un festival, d’un événement patrimonial ou d’une manifestation culturelle ?
La Compagnie Coppelius peut construire une proposition adaptée à votre lieu, à vos publics et à votre projet.
Compagnie Coppelius
Mail :
contact@coppelius.fr
Téléphone :
06 72 21 20 59
Site :
www.coppelius.fr
Éditions :
editions.coppelius.fr
SIRET : 530 412 212 00025
Licence spectacle : n° 2-017793